Bien gérer, ce n’est pas accumuler : le paradoxe villeneuvois entre fiscalité élevée et services fragilisés

La majorité municipale ne cesse de se féliciter de sa « bonne gestion » financière. À l’appui : des budgets annoncés comme ambitieux, des résultats excédentaires mis en avant, et une communication axée autour du sérieux budgétaire. Mais derrière les chiffres et les discours, apparaît la réalité d’une gestion qui contraint, appauvrit les services et presse fiscalement les habitants, au lieu de construire une ville plus fonctionnelle, plus accueillante en proposant des projets mesurés répondant aux attentes des gens.
L’analyse conjointe du budget communal et de celui de certains syndicats, comme le SIVOM, en apporte une illustration éclairante.

Annoncer beaucoup, dépenser peu : une stratégie de communication efficace.

Dans un premier temps, la méthode est imparable : annoncer des budgets importants, notamment pour des équipements sportifs ou structurants. Cela donne l’image d’une politique volontariste, soucieuse du bien-être des habitants et du dynamisme du territoire.Puis, dans un second temps, la majorité se félicite de réaliser des économies massives, allant jusqu’à 40 % du budget de fonctionnement pour certains syndicats.

Sur le plan de la communication, l’opération est parfaite :

– des moyens annoncés,
– des économies revendiquées,
– au final, des excédents présentés comme la preuve d’une gestion exemplaire.

Sur le papier, tout semble cohérent. Dans la réalité, beaucoup moins.

Excédents et restrictions : ce que les habitants ne comprennent plus

Prenons un simple exemple connu de tous : la piscine intercommunale, financée par le SIVOM.
Alors que ce syndicat dégage un excédent représentant près de 40 % de son budget annuel, les usagers constatent :

– des fermetures hivernales,
– la suppression d’activités comme les bébés nageurs,
– une dégradation progressive du service rendu, justifiée… par des raisons budgétaires.

Comment expliquer qu’un équipement aussi central dans la vie locale soit affaibli, alors même que l’organisme qui le gère génère des excédents considérables et que les économies réalisées ne sont pas réinvesties dans la qualité du service, mais transformées en argument de communication? Les habitants comprennent de moins en moins cela. 

La vraie bonne gestion : ajuster, investir, servir

Parceque j’Aime Villeneuve a interrogé plusieurs chefs d’entreprise sur ces pratiques. Leur réponse a été unanime : une bonne gestion n’est pas celle qui accumule de l’excédent, mais celle qui provisionne au plus juste, tout en conservant une marge raisonnable pour faire face aux aléas. Les excédents observés aujourd’hui à Villeneuve et dans certains syndicats ne sont ni raisonnables, ni vertueux.
Ils sont excessifs, sans rapport avec une gestion saine, et traduisent avant tout :
 – un sur-calibrage des budgets,
– une pression fiscale inutilement élevée,
– une priorité donnée à l’image plutôt qu’à l’efficacité.

Mettre un terme à cette logique est au cœur du projet que nous portons quand notre ambition est celle de remettre les services à niveau, d’investir là où c’est réellement nécessaire, et de redonner du sens à l’argent public dans une ville qui demande beaucoup à ses habitants sans toujours leur rendre à la hauteur de ce qu’ils contribuent.
Pour y parvenir, nous engagerons une réforme budgétaire profonde et responsable, fondée sur le principe de dépenser juste et sobrement, en finançant des projets dimensionnés aux besoins réels des habitants, quels que soient leur âge, leur situation ou leur condition. Les gens attendent cela, nous le savons, nous serons là. 

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