Notre programme pour Villeneuve 2026

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Publié dans Démocratie - Citoyenneté - Solidarité, Environnement - Urbanisme - Cadre de vie | 2 commentaires

L’Argus des communes 2026 : la gestion de Villeneuve-lès-Avignon épinglée par les chiffres officiels

L’Argus des communes, publié en février 2026 par l’association Contribuables Associés, dresse un bilan financier sans complaisance de la commune de Villeneuve-lès-Avignon sous la mandature de Mme Pascale Bories (depuis juillet 2020). Ce rapport s’appuie exclusivement sur les données publiques de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et du ministère de l’Économie et des Finances. Il n’exprime aucun jugement politique : il met en regard des chiffres officiels. Voilà l’article en PDF:

VLA Argus des communes fév 2026

Le verdict global est sans appel : la commune obtient la mention « Mauvais ».


Ce que disent les chiffres

Note de dépenses : 8,8 / 20
Les dépenses de fonctionnement atteignent 1 185,90 € par habitant en 2024, contre 1 135,20 € en 2021, soit une hausse de plus de 50 € par habitant en quatre ans. Autrement dit, chaque année, la ville dépense davantage pour faire tourner la machine administrative — sans que cela se traduise par une amélioration visible de la santé financière globale.

Note de santé financière : 7,6 / 20
Sur l’ensemble du mandat (2021–2024), cette note est passée de 7,7 à 7,6 : une quasi-stagnation, légèrement en recul (-0,1 point). Aucun redressement significatif n’a été opéré.

Le détail des sous-critères est tout aussi parlant :

Critère Note 2024 Ratio 2024 Évolution sur le mandat
Pression fiscale 2,4 / 20 🔴 135,10% de la moyenne +0,4 pt
Autofinancement 8,8 / 20 🟠 92,90% des revenus absorbés +1,4 pt
Coûts fixes 11,2 / 20 🟠 56,40% +1,5 pt
Endettement 13,0 / 20 🟢 39,10% -0,3 pt

Le point le plus alarmant est la pression fiscale, notée 2,4/20 — un score en zone rouge depuis le début du mandat. Concrètement, les impôts locaux payés par les particuliers villeneuvoises s’établissent à 135% de la moyenne des communes comparables, et ont progressé de 876 € à 960 € par habitant entre 2021 et 2024 (+3% par an en moyenne). Les habitants de Villeneuve paient donc structurellement bien plus que leurs voisins pour un niveau de service équivalent.

Par ailleurs, le taux d’autofinancement à 92,9% signifie que pratiquement toutes les recettes de fonctionnement sont absorbées par les dépenses courantes, laissant très peu de marges pour l’investissement d’avenir.

À noter également : les dépenses de fonctionnement du groupement de communes (communauté d’agglomération) ont, elles, bondi de +6% par an en moyenne sur la période, passant de 535 à 634 € par habitant — une dérive qui pèse elle aussi sur les finances locales.


Ce que propose notre programme

Notre liste « Parce que j’aime Villeneuve » a pris acte de ces constats. Notre programme 2026, consultable sur ce site, s’articule précisément autour d’une gestion plus rigoureuse et plus transparente des finances communales :

  • Maîtrise des dépenses de fonctionnement, avec un audit complet des postes de dépenses dès les premiers mois du mandat.

  • Allègement de la pression fiscale sur les particuliers, en recherchant des économies structurelles plutôt qu’en compensant les dérapages par une hausse des impôts.

  • Renforcement de la capacité d’autofinancement pour retrouver des marges d’investissement réelles, au service des projets utiles à la ville.

  • Transparence budgétaire : présentation régulière et pédagogique des comptes aux Villeneuvoises et Villeneuvois.

Ces orientations ne sont pas des promesses abstraites — elles sont la réponse directe aux failles documentées par les données officielles que vous venez de lire.


Rendez-vous le 15 mars

Les élections municipales de Villeneuve-lès-Avignon auront lieu le dimanche 15 mars 2026. Il n’y aura qu’un seul tour : deux listes sont en présence, et l’une d’elles obtiendra mécaniquement la majorité absolue. Chaque voix compte donc doublement.

👉 Allez voter le 15 mars !

Si vous ne pouvez pas vous déplacer ce jour-là, n’attendez plus pour organiser une procuration : confiez votre vote à une personne de confiance inscrite sur les listes électorales de Villeneuve. Les démarches se font en ligne sur maprocuration.gouv.fr ou directement en commissariat/gendarmerie.

Ensemble, construisons la Villeneuve que nous aimons.

— L’équipe Parce que j’aime Villeneuve

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Baisser le taux de la taxe foncière : démagogie ou réforme responsable ?

À Villeneuve-lès-Avignon, la pression fiscale est particulièrement élevée. Beaucoup de ménages paient plusieurs milliers d’euros de taxe foncière chaque année, à un niveau nettement supérieur à la moyenne nationale. Pourtant, cette contribution plus lourde ne se traduit ni par des services publics objectivement meilleurs, ni par une qualité de gestion irréprochable. Elle se traduit essentiellement par un viellissement de la population, les jeunes actifs ne pouvant pas assumer ces charges trop lourdes.
Ce décalage interroge. Peut-on continuer à demander davantage aux habitants sans exiger en retour une gouvernance budgétaire plus rigoureuse et des services plus performants ?
C’est cette réflexion qui a nourri l’idée d’une baisse progressive du taux de taxe foncière afin de ramener Villeneuve à un niveau plus proche de la moyenne nationale. Proposer cette baisse, qui suscite de nombreux commentaires, est la conséquence logique de ce constat : la commune ne manque pas de ressources ; elle doit mieux les organiser, mieux les prioriser et mieux les piloter.
Mais cette baisse ne sera possible que si elle est compensée par des mesures structurelles solides et responsables. 

Rééquilibrer la fiscalité pour plus de justice en avantageant les résidents. 

Notre objectif est simple : alléger progressivement la pression sur les résidences principales, avec une baisse progressive du taux de taxe foncière. Cette trajectoire tiendra compte de l’évolution annuelle des bases locatives décidée par l’État, afin d’assurer un ajustement responsable et maîtrisé.
Cette baisse sera compensée par un rééquilibrage ciblé :

– Relèvement progressif de la taxe d’habitation sur les logements durablement vacants et les résidences secondaires exploitées en location saisonnière. Le taux de cette taxe est très inférieure à la moyenne nationale.
– Rétablissement d’une équité fiscale entre habitants permanents et logements peu ou pas occupés
– Relèvement de la taxe de séjour pour les locations saisonnières (hors établissements hôteliers)

Il s’agit donc d’ajuster intelligemment la structure fiscale afin de protéger les ménages qui vivent à l’année à Villeneuve et de faire davantage contribuer celles et ceux qui investissent dans l’immobilier à des fins de location saisonnière. Il est important de préciser que les propriétaires qui louent leur bien à l’année, et qui ne sont donc pas assujettis à la taxe d’habitation, ne seront pas impactés par cette mesure.

Une réforme profonde de la gestion et des dépenses

La baisse de ce taux ne peut être financée que par une transformation de la gestion municipale. Pour cela, il est proposé:

– Un plan d’économies d’au moins 1 million d’euros par an, notamment par une meilleure maîtrise des projets et l’arrêt des dérives budgétaires
– Une renégociation systématique des contrats importants
– Le passage en régie de certaines activités lorsque cela est économiquement plus pertinent
– Un pilotage plus rigoureux des investissements pour éviter les écarts entre montants annoncés et coûts finaux

Chaque euro économisé par une meilleure gestion est un euro qui n’a pas besoin d’être prélevé sur les habitants.

Aller chercher les ressources là où elles existent

Villeneuve ne doit pas se comporter comme une commune isolée, mais comme un acteur stratégique du territoire. Afin de diversifier les ressources, nous mettrons en oeuvre:

Une recherche systématique et permanente de guichets de financements (État, Région, Europe, appels à projets sectoriels)
Un renforcement actif des relations avec le Grand Avignon, avec la proposition de création d’un pôle gardois afin de faciliter l’obtention et la coordination des financements pour les projets situés sur la rive droite
Une stratégie de dynamisation permettant d’améliorer le niveau de Dotation Globale de Fonctionnement (DGF), aujourd’hui plus de deux fois inférieure à la moyenne nationale

Plutôt que d’augmenter la fiscalité locale, nous choisirons d’augmenter notre capacité à capter des ressources extérieures.

Notre proposition repose sur un équilibre associant réforme de la fiscalité, maîtrise des dépenses, optimisation des contrats, recherche de financements externes et meilleure coopération intercommunale. Ce n’est pas une réforme facile quand c’est une transformation exigeante de la gouvernance budgétaire. C’est précisément ce dont Villeneuve-lès-Avignon a besoin.

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3e franchissement du Rhône : un projet local… à dimension nationale

Le rapport récent de la Chambre régionale des comptes sur la politique de la Région Occitanie en matière de mobilités est riche d’enseignements. Il rappelle que les mobilités constituent le premier poste de dépenses régionales, dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint.
Cette lecture conduit à la conclusion que si un consensus territorial émerge en faveur d’un 3e franchissement du Rhône, entre le grand giratoire des Angles et le giratoire de Courtine, avec un point d’échange vers la route d’Aramon, alors le véritable enjeu ne sera pas seulement technique ou local. Il sera institutionnel et financier.
Ce projet ne pourra aboutir que s’il est porté comme une infrastructure d’intérêt interrégional, mobilisant l’État, les trois départements et les deux Régions concernées. C’est dans cet esprit que nous nous emploierons à faire émerger une position commune, solide et argumentée, au service de l’ensemble de notre bassin de vie.

Un contexte budgétaire régional contraint

Le rapport de la CRC montre que la Région Occitanie consacre déjà près d’un tiers de son budget aux mobilités. Les investissements ferroviaires sont massifs, les charges énergétiques ont augmenté, l’endettement progresse et les marges de manœuvre fiscales sont limitées.
Il est possible d’en conclure que la Région ne dispose pas d’une capacité autonome suffisante pour financer seule une infrastructure routière lourde. Il en sera vraisemblablement de même pour les départements.
Dans les prochaines années, les arbitrages budgétaires seront encore plus exigeants. Les grands projets ferroviaires (SERM, LGV, entretien des lignes secondaires) mobiliseront l’essentiel des capacités d’investissement.
Dans ce contexte, un 3e franchissement du Rhône ne pourra être envisagé que dans un cadre de cofinancement structuré. Son caractère interrégional et interdépartemental impose une approche partenariale structurée, à la hauteur des enjeux de mobilité et d’équilibre territorial qu’il recouvre. 

Un projet qui dépasse largement le cadre communal et intercommunal

Réduire le 3e franchissement à un simple aménagement local serait une erreur stratégique.

Ce projet touche :

– La continuité des flux entre Occitanie et PACA.
– L’accessibilité de l’agglomération avignonnaise.
– La résilience des infrastructures en cas d’incident sur les ponts existants.
– La fluidité des déplacements domicile-travail interrégionaux.
– La logistique économique entre les deux rives du Rhône.

Il s’agit donc d’un projet à dimension intercommunale, interrégionale, voire nationale. Il concerne deux Régions, trois départements et plusieurs intercommunalités, et s’inscrit dans les enjeux de mobilité durable, de sécurité des flux et d’équilibre territorial. C’est à ce niveau qu’il doit être positionné.

Trois Départements à mobiliser pour un projet d’équilibre territorial

Il faudra également mobiliser les trois Départements concernés puisque les infrastructures routières relèvent principalement de la compétence départementale. La réalisation d’une nouvelle déviation visant à délester le pont de l’Europe et la rocade d’Avignon impliquera nécessairement un accord clair sur le futur schéma de maîtrise d’ouvrage, entre voies communales, départementales et nationales. Sur le plan financier, les Départements sont des acteurs majeurs, comme en témoignent les investissements actuellement engagés par le Département de Vaucluse. Il conviendra d’associer pleinement le Gard, le Vaucluse et aussi les Bouches-du-Rhône qui a un intérêt évident à un 3e franchissement du Rhône pour renforcer les liaisons entre sa partie nord et le Gard, comme il a su le démontrer en investissant dans la déviation sud de Beaucaire–Tarascon. Il serait donc cohérent qu’il contribue à une infrastructure structurante pour l’ensemble du bassin de vie, même si des priorités internes, comme la déviation nord de Châteaurenard, pourraient conduire à des arbitrages budgétaires délicats.

La condition essentielle : un consensus territorial fort

Avant même de parler financement, la condition d’obtenir un consensus territorial clair et structuré est indispensable. Sans accord solide des communes concernées, des intercommunalités, des acteurs économiques et des deux Régions, aucun lobbying crédible auprès de l’État ne sera possible.
En revanche, si un consensus se construit :

– Le projet pourra être inscrit dans les futurs contrats de plan État–Région.
– Il pourra être présenté comme un maillon stratégique de l’organisation des mobilités métropolitaines.
– Il pourra bénéficier d’un cofinancement partagé entre État, Occitanie et PACA.

Le travail commencera alors par la structuration d’un dossier techniquement robuste, financièrement réaliste et politiquement fédérateur. C’est une condition indispensable.
Par le passé, ces trois dimensions que sont solidité technique, crédibilité financière et cohérence institutionnelle, se sont révélées insuffisamment consolidées. Cette fragilité a conduit à l’abandon du projet par l’État, faute d’un cadre clair, partagé et suffisamment argumenté pour justifier son engagement. Si nous voulons éviter de reproduire ces écueils, nous devrons présenter un projet mature, chiffré, juridiquement sécurisé et inscrit dans une vision d’aménagement cohérente à l’échelle interrégionale.

Le rapport de la CRC nous rappelle que les finances publiques imposent lucidité et méthode. Le 3e franchissement du Rhône ne sera pas financé par incantation. Il nécessitera stratégie, cohérence territoriale et mobilisation institutionnelle. Si nous voulons qu’il voie le jour, il faudra le penser non comme un projet local, mais comme une infrastructure d’intérêt interrégional, au service de l’ensemble du bassin de vie. C’est à cette condition que nous pourrons, demain, obtenir les financements nécessaires.

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Retour sur le sujet de la sécurité : l’importance des données objectives

Dans un flyer de campagne, la majorité sortante affirme avoir fait baisser de 17 % les cambriolages à Villeneuve entre 2019 et 2024, contre 8 % au niveau national (voir illustration en bas de l’article). Parce que la sécurité est un sujet sérieux qui mérite précision et responsabilité, nous avons souhaité vérifier cette affirmation à partir des données publiques du ministère de l’Intérieur (SSMSI/Interstats), accessibles à toutes et à tous.
Les chiffres officiels indiquent qu’en 2019, Villeneuve-lès-Avignon enregistrait environ 80 cambriolages, contre environ 93 en 2024. Sur la période mentionnée, les données ne montrent donc pas une baisse, mais une hausse du nombre de faits constatés.

Une évolution qui mérite une lecture complète et sincère

L’analyse d’une série statistique nécessite prudence et cohérence. Si l’on élargit la lecture, on constate qu’en 2020 (date de début de mandat) le nombre de cambriolages était d’environ 54 faits. En 2024, ce chiffre atteint environ 93 faits. Cela représente une augmentation d’environ 72 % entre 2020 et 2024. Les statistiques 2025 ne sont pas encore sorties.  L’année 2020 correspond par ailleurs à une période très particulière liée aux confinements, ce qui rend toute comparaison délicate si elle n’est pas explicitement contextualisée. Depuis 2021, la tendance est globalement orientée à la hausse.

Pour un débat public fondé sur des faits établis

Encore une fois, il ne s’agit ni de nier les actions engagées, ni de minimiser les enjeux de sécurité. Il s’agit simplement de rappeler qu’un débat public sérieux doit reposer sur des informations exactes, vérifiables et présentées avec rigueur. L’analyse précise des chiffres permet ensuite d’engager, selon les cas, des actions de correction ou de consolidation. En l’espèce, les données disponibles invitent plutôt à corriger ce qui a conduit à cette présentation erronée qu’à consolider une situation qui, statistiquement, ne correspond pas à la réalité. Nos concitoyens ont droit à une lecture honnête et complète des chiffres, sans approximation ni effet d’annonce.
Notre engagement est clair : analyser objectivement les données publiques, reconnaître les tendances telles qu’elles sont, et construire des propositions sur la base de faits établis, dans un esprit constant de respect, de responsabilité et de transparence.

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Rénover sans dénaturer : une exigence pour le cadre de vie

Rénover un équipement public est souvent une nécessité. À Villeneuve-lès-Avignon, il était important d’améliorer l’état de la salle polyvalente (située sur les hauteurs de Villeneuve) quant à ses performances énergétiques insuffisantes, son confort thermique dégradé, ses équipements vieillissants… La question n’était donc pas faut-il rénover ? mais plutôt comment rénover, et avec quelle vision ?
Aujourd’hui, le bâtiment rénové est livré. Si la rénovation technique est bien réelle, le résultat architectural suscite une interrogation partagée par de nombreux habitants : avions-nous besoin, pour rénover, de renoncer à l’identité du lieu ?

Une rénovation nécessaire et légitime

Il est important de rappeler que  la rénovation de la salle polyvalente répondait à de vrais enjeux. Améliorer l’isolation, réduire les consommations énergétiques, désamianter, remettre aux normes un bâtiment ancien, offrir de meilleures conditions d’accueil aux associations et aux usagers.  Ces objectifs étaient légitimes et partagés et c’est la raison pour laquelle la réfexion avait été votée à l’unanimité.
Dans une commune comme Villeneuve-lès-Avignon, rénover le patrimoine bâti est indispensable pour concilier sobriété énergétique, confort d’usage et maîtrise des dépenses publiques. Sur le principe, cette opération avait donc toute sa raison d’être. Mais une rénovation n’est pas un acte purement technique quand c’est aussi un choix architectural, esthétique et symbolique, surtout lorsqu’il s’agit d’un équipement public visible et fréquenté, situé à proximité d’une zone résidentielle. 

Un parti architectural en rupture avec l’identité de la commune

Le résultat aujourd’hui visible interroge. La transformation de la salle polyvalente s’est traduite par un habillage très marqué avec des volumes massifs, des lignes strictes, un bardage métallique nervuré, une teinte uniforme verte évoquant davantage un bâtiment industriel ou agricole qu’un équipement public inscrit dans un tissu urbain.
Or Villeneuve-lès-Avignon est une commune à l’identité architecturale forte, largement façonnée par la tradition provençale : pierre, enduits clairs, rythmes de façades, rapport au paysage et à la lumière.
Ici, le choix retenu rompt totalement avec ce contexte, sans dialogue avec l’existant et c’est domage car il était tout à fait possible de moderniser le bâtiment sans effacer l’âme du quartier, sans donner le sentiment d’un objet posé là, sans lien avec son environnement.

Un malaise esthétique largement partagé

Le malaise ressenti aujourd’hui par de nombreux habitants ne vient pas d’un désaccord esthétique quand il est le résultat d’une absence de consultation en amont sur un projet qui modifie durablement le paysage de la commune, et d’un pilotage politique insuffisant à un moment clé de l’opération. Il nous a coûté 1.2M€. Les élus auraient dû s’interroger plus tôt sur les choix architecturaux proposés et engager un dialogue avec la maîtrise d’œuvre dès le dépôt de l’avant-projet détaillé. C’est à ce stade que les arbitrages esthétiques et l’intégration au cadre de vie auraient dû être discutés, ajustés, parfois corrigés.
Aujourd’hui, le résultat est là. Les travaux sont achevés, les décisions ont été prises, et il n’est plus possible de revenir en arrière. Nous le regrettons, car cette rénovation aurait pu être menée autrement, avec la même exigence technique et énergétique, mais avec un plus grand respect de l’identité de Villeneuve-lès-Avignon.
Ce constat n’a pas vocation à alimenter une polémique, mais à poser une exigence pour l’avenir, celle du respect du cadre de vie qui ne peut être considéré comme un sujet secondaire ou optionnel. L’architecture en est une composante en étant lié à l’urbanisme. Tirer les enseignements de cette rénovation, c’est affirmer qu’à l’avenir, les projets municipaux devront être mieux concertés, mieux suivis et pleinement assumés sur le plan architectural, afin que modernisation et identité locale avancent ensemble, au service des habitants et de la qualité de vie à Villeneuve-lès-Avignon.

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Maison médicale – Point de situation villeneuvois

L’accès aux soins est aujourd’hui une préoccupation majeure pour de nombreux Villeneuvois. Difficulté à trouver un médecin traitant, délais de rendez-vous qui s’allongent, vieillissement de la population : ces constats sont partagés par nombre d’entre nous. 
Depuis plusieurs années, la création d’une « maison médicale » est régulièrement évoquée dans le débat public local par la majorité. Pourtant, à l’approche de 2026, beaucoup d’habitants peinent encore à comprendre ce que recouvre réellement cette promesse, ce qui existe déjà, et ce qui n’a jamais été concrétisé.
Il est donc nécessaire de poser les choses clairement : définir ce qu’est une maison médicale, faire un constat objectif de la situation à Villeneuve-lès-Avignon. 

Maison médicale, centre de santé, maison de santé : de quoi parle-t-on lorsque le sujet s’aborde ?

Une maison médicale n’est pas un terme générique. Elle peut recouvrir des réalités différentes.
Un centre de santé municipal repose sur des médecins salariés par la collectivité : il s’agit d’un modèle public à part entière, exigeant en termes de gestion, de financement et de responsabilité.
À l’inverse, une maison de santé privée ou associative regroupe des professionnels libéraux, sans portage public fort, le plus souvent à l’initiative des praticiens eux-mêmes.
Entre ces deux modèles pourrait s’imaginer une solution intermédiaire : une maison médicale à portage public et exercice libéral. Dans ce cas, la collectivité porterait les murs, l’investissement, l’entretien et les services mutualisés, tandis que les médecins resteraient libéraux et verseraient un loyer couvrant l’ensemble des charges.  Ce modèle hybride public–privé permettrait à la fois de lutter contre la désertification médicale et de préserver la liberté d’exercice des soignants, qui pourraient ainsi se consacrer pleinement à leur cœur de métier : la médecine.

À Villeneuve-lès-Avignon : une promesse récurrente, mais toujours peu lisible

Depuis plusieurs années, la municipalité actuelle évoque régulièrement l’ouverture prochaine d’une « maison médicale » ou d’une « maison de santé », présentée comme la réponse centrale aux difficultés d’accès aux soins. Cette promesse apparaît dans les bilans de mandat et dans de nombreuses prises de parole publiques. Pourtant, aujourd’hui encore :

– Aucun centre de santé municipal, avec médecins salariés de la collectivité, n’a vu le jour.
– Le projet annoncé repose essentiellement sur la réorganisation de cabinets existants et l’accueil ponctuel de nouveaux spécialistes, sans garantie pérenne sur le nombre de médecins généralistes.
– Aucun calendrier précis n’a été rendu public, pas plus que le modèle économique retenu (portage des locaux, aides à l’installation, participation financière de la commune ou des partenaires publics).

Autrement dit, la « maison médicale » reste davantage une promesse de communication qu’un projet structuré, lisible et opérationnel pour les habitants.

Pour la santé, une exigence de clarté et de responsabilité

Face à ce constat, nous avons fait un choix clair. Plutôt que d’entretenir des annonces imprécises ou des promesses reconduites, nous avons pris le temps de travailler sérieusement à une solution adaptée aux réalités locales. Ce travail a été mené en lien étroit avec des médecins, des professionnels de santé et des acteurs du secteur, afin de construire un dispositif juridiquement solide, économiquement soutenable et utile pour les habitants.
Cette solution existe. Elle s’appuie sur des pratiques qui fonctionnent ailleurs et tient compte des contraintes propres à Villeneuve-lès-Avignon. Elle sera présentée de manière transparente, chiffrée et argumentée dans notre projet municipal, afin que chacune et chacun puisse en juger sur des bases claires.

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Écoles Thomas-David et Joseph-Lhermitte : un bon projet mal financé

L’extension des écoles Thomas-David et Joseph-Lhermitte à Villeneuve-lès-Avignon répond à un besoin. Adapter les équipements scolaires, améliorer les conditions d’accueil des enfants et moderniser les outils de restauration collective sont des objectifs légitimes, largement partagés et donc à réaliser.
Se pose toutefois la question du financement, tel qu’il a été présenté et voté à l’unanimité lors du conseil municipal du 7 avril 2021. Le montage financier alors exposé reposait sur un équilibre associant subventions extérieures et participation maîtrisée de la commune.
La suite du dossier montre que ce qui a été présenté n’a pas été respecté puisqu’un emprunt de plus de 1,45 M€ a été contracté fin 2025  par décision n° 90-2025, une fois les travaux terminés, pour financer ces mêmes travaux.

Un projet utile, avec un financement initialement présenté comme équilibré

En 2021, le projet d’extension des écoles Thomas-David et Joseph-Lhermitte est présenté pour un coût global d’environ 1,7 M€. Il est alors clairement indiqué que ce programme doit bénéficier de financements extérieurs compris entre 55% et 70% de l’enveloppe global par:

– La DSIL (Dotation de soutien à l’investissement local)
– La Région
– D’autres dispositifs de soutien à l’investissement public.

Dans ce cadre, le reste à charge pour la commune compris entre 510k€ et 765k€ est présenté comme maîtrisé, compatible avec les capacités financières de la ville sans recours à l’emprunt. Sur le fond, le projet est pertinent. Sur la forme, le montage financier est cohérent ce qui explique l’adoption à l’unanimité du projet.

Une inscription au budget primitif 2023 qui confirme les engagements

C’est en 2023 que le projet est décliné dans le budget primitif, avec une inscription en investissement conforme aux annonces faites en conseil. Cette étape budgétaire est importante puisqu’elle confirme que la commune maintient le cap, tant sur la réalisation du projet que sur son équilibre financier, fondé sur un mix entre subventions et autofinancement. À ce stade, rien ne laisse supposer un changement de stratégie. Les élus et les habitants peuvent penser que les financements annoncés ont été obtenus ou sont en voie de l’être, et que la trajectoire financière reste conforme à ce qui a été présenté initialement.

Un emprunt de 1,45 M€ en 2025 qui met en défaut la sincérité du processus

La décision n°90-2025 prise en toute fin d’année 2025 annonce un de 1,45 M€ pour financer le projet. Il change totalement la lecture du dossier puisque cet emprunt, non annoncé en conseil, souscrit pour 25 ans, représente à lui seul l’essentiel du coût total du projet.
Cette décision est singulière quand elle pose diverses questions de fond sur la sincérité des engagements pris et sur la cohérence des démarches exposées au conseil municipal et aux habitants.

– Qu’est-il advenu des subventions annoncées en 2021, qui devaient financer une part substantielle du projet ?
– Pourquoi un emprunt d’un tel montant n’a-t-il jamais été présenté ni débattu explicitement au moment des délibérations portant sur le projet et son financement ?
– Comment expliquer l’écart considérable entre le reste à charge initialement présenté et l’endettement finalement supporté par la commune ?

Cet emprunt de 1,45 M€, contracté fin 2025, ne constitue pas un ajustement marginal puisque, rapporté à l’encours de dette existant, il représente une augmentation de l’ordre de 20 % de l’endettement total. Un tel engagement, pris sur une durée de 25 ans, décidé sans avoir été annoncé ni débattu lors des délibérations initiales, modifie la trajectoire financière de Villeneuve-lès-Avignon et engage la collectivité sur le long terme.
Il interroge la crédibilité des engagements de gestion rigoureuse régulièrement mis en avant. Il appelle, à ce titre, une exigence accrue de transparence, de cohérence et de sincérité dans l’information donnée aux élus lors des conseils municipaux et, par répercussion, aux habitants.
Nous y veillerons.

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Villeneuve-lès-Avignon, notre local de campagne à ciel ouvert, pour des vœux partagés sur le terrain.

Ces derniers jours, certaines personnes se sont étonnées de ne pas voir poindre l’inauguration notre local de campagne. Cette question est légitime et mérite une réponse claire et respectueuse.

Dans la perspective des prochaines élections municipales, nous avons fait le choix d’une campagne fondée sur la présence, l’écoute et la sobriété. Un choix pleinement cohérent avec le projet que nous portons pour Villeneuve-lès-Avignon et avec notre conception de l’engagement, à une époque où l’argent public est rare et doit être consacré à l’intérêt collectif, et non pas à nos seuls intérêts de candidats. Une campagne a un coût pour les contribuables et nous faisons le choix d’en limiter volontairement l’impact.
Nous avons donc décidé qu’il n’y aurait pas de local de campagne au sens traditionnel du terme. Non par désintérêt, mais par conviction. Notre local de campagne, c’est Villeneuve elle-même, c’est à dire ses rues, ses quartiers, son centre-ville, ses commerces, la plaine, les garrigues, les hauteurs, les lieux de vie et de passage… C’est là que nous souhaitons être présents, visibles, accessibles. Aller vers les habitants, plutôt que leur demander de venir à nous dans un espace fermé.

Ce choix peut surprendre. Il est pourtant réfléchi quand lors des dernières élections municipales, près de 60 % des électeurs se sont abstenus. Quand bien même était-il lié au COVID, ce chiffre nous oblige. Il nous rappelle que la démocratie locale ne se réanime pas derrière une vitrine, mais sur le terrain, dans l’échange direct, la parole donnée et le temps consacré à l’écoute. C’est aussi un choix de responsabilité et de cohérence financière. Louer un local, l’équiper, l’animer, organiser des réceptions, représente un coût. Un coût qui, même lorsqu’il est légalement encadré, n’est pas compatible avec l’exigence de sérieux que nous défendons pour la gestion municipale. Nous préférons consacrer notre énergie et nos moyens  à ce qui compte vraiment : être présents, disponibles, à l’écoute.

Dans le même esprit, nous avons choisi de transmettre nos vœux de vive voix, au fil des rencontres, ou par la voie de la presse, plutôt que lors d’un événement formel et coûteux.  Cela n’enlève rien à l’essentiel. En ce début d’année, nous avons une pensée chaleureuse pour toutes les Villeneuvoises et tous les Villeneuvois. Pour celles et ceux qui vivent ici toute l’année, pour ceux qui y travaillent, pour les plus jeunes comme pour les aînés. Notre engagement est entier. Il se construit jour après jour, sur le terrain, avec humilité et détermination.

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Bien gérer, ce n’est pas accumuler : le paradoxe villeneuvois entre fiscalité élevée et services fragilisés

La majorité municipale ne cesse de se féliciter de sa « bonne gestion » financière. À l’appui : des budgets annoncés comme ambitieux, des résultats excédentaires mis en avant, et une communication axée autour du sérieux budgétaire. Mais derrière les chiffres et les discours, apparaît la réalité d’une gestion qui contraint, appauvrit les services et presse fiscalement les habitants, au lieu de construire une ville plus fonctionnelle, plus accueillante en proposant des projets mesurés répondant aux attentes des gens.
L’analyse conjointe du budget communal et de celui de certains syndicats, comme le SIVOM, en apporte une illustration éclairante.

Annoncer beaucoup, dépenser peu : une stratégie de communication efficace.

Dans un premier temps, la méthode est imparable : annoncer des budgets importants, notamment pour des équipements sportifs ou structurants. Cela donne l’image d’une politique volontariste, soucieuse du bien-être des habitants et du dynamisme du territoire.Puis, dans un second temps, la majorité se félicite de réaliser des économies massives, allant jusqu’à 40 % du budget de fonctionnement pour certains syndicats.

Sur le plan de la communication, l’opération est parfaite :

– des moyens annoncés,
– des économies revendiquées,
– au final, des excédents présentés comme la preuve d’une gestion exemplaire.

Sur le papier, tout semble cohérent. Dans la réalité, beaucoup moins.

Excédents et restrictions : ce que les habitants ne comprennent plus

Prenons un simple exemple connu de tous : la piscine intercommunale, financée par le SIVOM.
Alors que ce syndicat dégage un excédent représentant près de 40 % de son budget annuel, les usagers constatent :

– des fermetures hivernales,
– la suppression d’activités comme les bébés nageurs,
– une dégradation progressive du service rendu, justifiée… par des raisons budgétaires.

Comment expliquer qu’un équipement aussi central dans la vie locale soit affaibli, alors même que l’organisme qui le gère génère des excédents considérables et que les économies réalisées ne sont pas réinvesties dans la qualité du service, mais transformées en argument de communication? Les habitants comprennent de moins en moins cela. 

La vraie bonne gestion : ajuster, investir, servir

Parceque j’Aime Villeneuve a interrogé plusieurs chefs d’entreprise sur ces pratiques. Leur réponse a été unanime : une bonne gestion n’est pas celle qui accumule de l’excédent, mais celle qui provisionne au plus juste, tout en conservant une marge raisonnable pour faire face aux aléas. Les excédents observés aujourd’hui à Villeneuve et dans certains syndicats ne sont ni raisonnables, ni vertueux.
Ils sont excessifs, sans rapport avec une gestion saine, et traduisent avant tout :
 – un sur-calibrage des budgets,
– une pression fiscale inutilement élevée,
– une priorité donnée à l’image plutôt qu’à l’efficacité.

Mettre un terme à cette logique est au cœur du projet que nous portons quand notre ambition est celle de remettre les services à niveau, d’investir là où c’est réellement nécessaire, et de redonner du sens à l’argent public dans une ville qui demande beaucoup à ses habitants sans toujours leur rendre à la hauteur de ce qu’ils contribuent.
Pour y parvenir, nous engagerons une réforme budgétaire profonde et responsable, fondée sur le principe de dépenser juste et sobrement, en finançant des projets dimensionnés aux besoins réels des habitants, quels que soient leur âge, leur situation ou leur condition. Les gens attendent cela, nous le savons, nous serons là. 

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