Nous, citoyens de Villeneuve-lez-Avignon, exprimons notre profonde inquiétude face à l’installation du cirque Zavatta Muller sur le parking du boulodrome. Bien que des efforts aient été faits pour interdire la présence d’animaux sauvages, grâce notamment à l’initiative de votre prédécesseur, il est clair que des mesures plus strictes sont nécessaires. L’installation du cirque a non seulement violé les règlements municipaux en matière d’animaux, mais elle a également mis en danger la sécurité publique. Deux incidents d’attaques par des chiens utilisés dans le spectacle ont créé une atmosphère d’insécurité inacceptable pour les résidents et les visiteurs de la Plaine de l’Abbaye. Cet espace, situé dans une zone historique protégée, ne doit pas être compromis par des installations inappropriées et mal gérées. De plus, le cirque a occupé au moins 25 % d’espace en plus que ce qui était alloué, sans autorisation formelle ni ajustement officiel. La Plaine de l’Abbaye ne dispose pas de l’infrastructure physique adéquate pour accueillir de tels événements, et la ville manque manifestement de personnel et de ressources pour y faire face correctement. L’utilisation excessive de panneaux et d’annonces sonores a également créé une nuisance significative pour les résidents locaux. Il est impératif que votre administration prenne des mesures décisives pour interdire toute future installation de cirques ou d’autres événements perturbateurs qui ne respectent pas nos normes communautaires. Une évaluation préalable des capacités d’accueil et des impacts environnementaux aurait permis de refuser cette installation sur des bases solides. La gestion déficiente et les nuisances excessives causées par le cirque Zavatta et autres événements similaires ne doivent plus se reproduire. Il existe de nombreux autres types d’événements et d’expositions qui peuvent être mieux accueillis et qui correspondent davantage aux intérêts des Villeneuvois-e. Nous demandons instamment que des politiques claires et fermes soient mises en place pour protéger nos espaces publics précieux et assurer le bien-être de tous les habitants. Il est temps d’agir avec détermination pour préserver l’intégrité et la tranquillité de notre ville. Nous restons disponibles pour collaborer à l’élaboration de solutions durables et efficaces.
Respectueusement, Les membres de Parceque j’aime Villeneuve
« Nous nous engageons pour la protection animale. Nous rappelons que nous sommes déterminé·e·s à prendre soin de tous les animaux, de toutes les espèces, à restaurer leurs habitats naturels, agir sur leur élevage, leur transport, ainsi que leur exploitation à des fins d’expérimentation. Nous luttons pour le bien être animal et pensons essentiel de sensibiliser les plus jeunes. Forts de cette démarche, nous nous devons de réagir et de condamner plusieurs fois par an l’installation dans la plaine de l’Abbaye de cirques avec animaux sauvages.
Nous rappelons qu’à partir de 2028 il sera officiellement interdit pour les cirques de détenir des animaux sauvages. Des grands noms comme le dompteur André Joseph Bouglionne ont d’ores et déjà pris position et se dirigent vers des cirques éthiques, des éco-cirques, sans animaux. Il est temps que Villeneuve lez Avignon s’inscrive également dans une démarche éthique et une prise de conscience philosophique. La souffrance et l’exploitation animale, sous quelque forme que ce soit, ne sont pas des spectacles pour nos enfants! »
Créée en 1991 par le maire Aimé Montal sous l’impulsion d’un collectionneur passionné Alain Cattan, la brocante de Villeneuve lez Avignon est devenue une référence dans la région et même de bien plus loin puisque chaque semaine, une centaine de brocanteurs venant de toute la France et de Belgique, installent leurs stands sur la place Charles David.
A l’époque, sa mise en place nécessaitait une bonne connaissance des milieux de la brocante et des réseaux associés ce qui a conduit à penser une gestion déléguée. Ce type de gestion doit-elle être maintenue après plus de 20 années qui ont su forger une notoriété incontestable et d’ailleurs non contestée de l’évènement ?
La réponse est non, ce qui fait regretter la délibération adoptée par les élus majoritaires lors du conseil du 25 septembre, délibération qui prévoit de reconduire pour cinq années encore la cession de l’organisation à une structure privée.
Mais pourquoi non?
Tout d’abord, et de manière évidente, pour des raisons économiques à une époque où les finances publiques sont fortement contraintes. La brocante c’est en moyenne un revenu de 3000€ par samedi, basé sur une patente de 30€ par emplacement. Moyenné sur 44 semaines d’exploitation optimale, le chiffre d’affaire annuel se monte à 132000€. La convention de délégation prévoyant une redevance de 32000€, la commune et ses administrés que nous sommes se privent de 100000€ annuellement soit 500000€ sur l’exercice pour cet unique rendez-vous du samedi.
Ensuite et contrairement aux arguments qui sont opposés à un passage de l’exploitation en régie publique, la collectivité qui accueille depuis plus de 20 ans une brocante de ce type doit être compétente pour poursuivre son exploitation de manière autonome. Si elle ne l’est pas c’est qu’il y a un problème qui doit être résolu.
Une exploitation de la brocante en régie publique: nous y sommes très largement favorable dans l’intérêt de toutes et tous.
UN DISCOURS QUI HEURTE LA MEMOIRE ET L’HISTOIRE NATIONALE
Saviez-vous que Pierre Seghers, Louis Aragon, Elsa Triolet ont vécu à Villeneuve pendant la guerre, le premier ayant accueilli les seconds. La Résistance et ses Poètes, Le Médecin de Villeneuve, Les Amants d’Avignon, autant d’exemples d’œuvres respectives laissées à la postérité et dans lesquelles toutes et tous pourront se replonger pour ressentir le sentiment des Justes et de tous les Héros qui ont aidé la France à sortir de l’infernale tourmente. Car si tous trois étaient écrivains ou poètes, ils étaient également résistants affairés, au péril de leurs vies, à combattre les nazies et leur idéologie de mort. Ils avaient, comme nombre de mouvements résistants, cette particularité d’être communistes attachés aux valeurs d’égalité et de liberté. Si cela n’avait pas été le cas, auraient-ils sauvé celles et ceux qu’ils ont sauvés ? Auraient-ils écrits ce qu’ils ont écrits ? Auraient-ils été acteurs du CNR voulu par le Général de Gaulle et créé par Jean Moulin membre du Front Populaire ? Aussi, doivent-ils souffrir avec les autres résistants de ce que les sots, ignorants ou autres opportuns leur reprochent en les assimilant à ceux qui ont guidé les dictatures soviétiques ?
Pourquoi faire de tels amalgames le jour de la commémoration des 80 ans de la libération au pied d’un monument au mort. Est-il nécessaire de blesser la mémoire sous le drapeau de France ?
Ce n’était pas le lieu, ce n’était pas le jour parce que ce n’est pas notre histoire. Jamais nous n’aurions fait cela.
Parce que nous avons été étonnés de ne pas pouvoir nous exprimer dans le bilan de mi-mandat que chacune et chacun d’entre vous a reçu cet été dans sa boite aux lettres, nous avons questionné le Préfet sur le sujet.
Sa réponse rappelle à la majorité qu’il existe effectivement un cadre juridique auquel elle ne peut se soustraire.
Conclusion: toujours rappeler le Droit à ceux qui prétendent que vous ne le connaissez pas.
Nous aimerions vivement être associés à la création d’un nouveau jardin d’enfants qui va se construire près du stade de la Laune.
Nous pensons que ce dernier pourrait être inclusif et devenir un espace de jeux partagés par tous les enfants comme cela s ‘est concrétisé dans la ville de Vannes 56)
Nous sommes prêts à nous investir auprès des services compétents dirigés par Isabelle Randoulet .
Nous sommes en tant qu’éducateurs et enseignants en lien avec des enfants porteurs de handicap et leurs familles et connaissons bien leurs besoins. Nous proposons notre aide afin que cet espace devienne aussi un lieu équipé de modules senior pour favoriser un lieu de rassemblement intergénérationnel propice au partage et à la convivialité. Nous pensons pouvoir être des personnes ressources pour un projet allant dans ce sens.
D’autant plus que certains d’entre nous sont des acteurs associatifs de la plaine de l’Abbaye et côtoient personnes âgées et enfants plusieurs fois par semaine.
En vous remerciant de l attention portée à ce courrier .
Le constat :En France, une femme meurt tous les trois jours tuée par son conjoint ou ex conjoint. Une femme tous les trois jours, meurt.Ces violences ne sont pas une fatalité.Des pays comme l’Espagne sont pionniers dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Une politique ambitieuse menée depuis 2004 a fait chuté les féminicides de 25 % en une vingtaine d’année
Les actions sur notre commune :
La majorité semble sensible à la protection et mise en sureté des femmes victimes de violences et de précarité, si l’on en croit la nomination sous cette mandature d’une élue droit des femmes et logement social. Mais quel est le bilan de mi-mandat ?
Nous savons qu’au Centre communal d’action sociale de Villeneuve il existe une permanence juridique un mardi par mois tenue en collaboration avec le CIDFF centre d’information sur les droits des femmes et des familles.
Le CCAS travaille avec également en lien des associations du secteur .
En urgence, le CCAS place aussi dans des hôtels partenaires des femmes en détresse.
Les réflexions du groupe « Parce que j’aime Villeneuve »
Si les permanences et le relogement d urgence sont des avancées sur la commune nous voulons proposer des pistes de réflexion pour améliorer encore plus la prise en charge des femmes victimes de violences .
Le CCAS de Villeneuve fait partie de l’union départementale et à ce titre nous suggérons qu’il demande en complément des dispositifs existants l ‘intervention de l’association Via Femina Fama.
Cette association que nous avons rencontrée intervient au téléphone 24h sur 24h et 7 jours sur 7 auprès des femmes victimes de violence, elle répond aux besoins d’urgence, accompagne au commissariat, en milieu médical, chez l’avocat, au palais de justice, elle aide à l’hébergement.
Elle apporte aussi un soutien à long terme et intervient dans le processus de reconstruction. Elle nous paraît être d’une grande efficacité et un relais indispensable de notre territoire gardois.
Il y a deux ans, suite à une douloureuse affaire de relogement d’une de nos administrée nous posions la question de l’action politique menée par la majorité sur ces questions.
Quelles sont les avancées ? Quel est le plan politique local de lutte contre les violences faites aux femmes ?
Nous avions proposé qu’en tant que conseillère départementale Mme le maire mène des accords collectifs départementaux et intercommunaux qui aboutiraient pour notre canton à une convention d’attribution de logements pour des femmes victimes de violences. Des accords de ce type ont ils été initiés ?
Nous avions également proposé la création de conventions avec les bailleurs de logements sociaux pour réserver sur le canton un nombre suffisant de logements à destination des personnes victimes de violences conjugales, ce type de conventions ont elles été signées ?
Nous évoquions encore le dispositif SIAO violence.
Nous demandions en effet de rendre effectif un SIAO Violence (Système intégré d’accueil et d’orientation) sur notre canton. Le SIAO travaille avec la préfecture ou la direction départementale de la cohésion sociale pour le recensement des publics prioritaires pour un relogement grâce au fichier SYPLO (Système priorité logement) SYPLO est un fichier informatique qui permet à la préfecture ou à la direction départementale de la cohésion sociale de gérer le contingent de logements sociaux de l’État. Le SIAO y inscrit les publics prioritaires au relogement qui sont accueillis et/ou hébergés par des structures d’accueil et d’hébergement sur un département. Il peut être également utilisé par d’autres réservataires ou bailleurs ayant des objectifs de relogement de publics prioritaires (Action Logement…).
Où en est -on sur notre canton quant à des logements relevant d’un SIAO violences ou d’un système de bail glissant permettant de louer des logements à loyer modéré à des associations pour que celles-ci les sous-louent à des femmes victimes de violences et dans la précarité ?
Au niveau du dispositif d’alerte, des numéros utiles comme le 3919 sont ils affichés sur le site de la mairie , dans les locaux , dans les transports, dans les réseaux de communication comme par ex le Villeneuve mag? Des affiches, dépliants, fiches pratiques en lien avec les professionnels sont elles pensées ?
Sur le terrain, des structures de prise en charge globale se développeront -elles comme par exemple la Maison Mazarine à Avignon , la maison des femmes à Saint-Denis où Citad’elles à Nantes ? En un seul lieu, les victimes peuvent porter plainte, trouver un avocat, une assistante sociale, un médecin ou un psychologue. Une dizaine de centres similaires sont en train de voir le jour en France. Pourquoi pas côté Gard à Villeneuve ou sur le canton ?
Enfin, la police municipale reçoit- elle des formations sur la détection et la prise en charge des plaintes de femmes victimes de violences conjugales?
Et si demain nous mettions en place des solutions pérennes et collectives ?
Si nous saluons les initiatives de la mairie pour lutter contre les violences faites aux femmes nous savons aussi que ces initiatives sont loin d ‘être suffisantes. Une place d ‘hôtel trouvée en urgence c ‘est efficace sur le moment mais une prise en charge pensée et globale sur le long terme avec des centres ouverts jours et nuits c ‘est mieux.
Villeneuve est aussi confrontée à ce fléau des violences faites aux femmes, fléau que nous devons combattre et compenser collectivement.
En France, une femme meurt tous les trois jours tuée par son conjoint ou ex conjoint.